Quand le sucre augmente le risque d’Alzheimer

Des chercheurs, dont les travaux sont publiés dans la revue Scientific Reports, ont montré comment un taux élevé de sucre : glucose dans le sang pourrait être l’une des causes du développement de la maladie d’Alzheimer. Des études ont déjà montré que les personnes diabétiques ont un risque accru de développer la maladie. L’Alzheimer peut apparemment être favorisée par un régime alimentaire riche en sucre et en hydrates de carbone. En effet, lorsque le niveau insulinaire augmente, les changements typiques de cette maladie se développent dans le cerveau. Elle est donc de plus en plus souvent appelée diabète de type 3. Pour cette recherche, près de 2 800 français âgés de plus de 65 ans ont été suivis sur une période de 12 ans, afin d’évaluer les facteurs susceptibles d’augmenter les risques de démence. Si les prédispositions génétiques jouent un rôle important dans la survenue d’Alzheimer, les facteurs environnementaux tels que l’alimentation peuvent également être impliqués. C’est précisément cet aspect que les auteurs de cette publication parue dans Alzheimer et démence ont exploré, en se focalisant sur la consommation de sucre journalière des participants. De précédentes études réalisées chez l’animal ont montré que l’amidon : saccharose, sirops de glucose et de fructose pouvaient aggraver les symptômes associés à la maladie d’Alzheimer et accélérer l’apparition de plaques d’amyloïdes dans le cerveau, qui caractérise cette pathologie neurodégénérative. 

Deux à trois fois plus de risques chez les consommateurs de sucre au goûter 

L’équipe de scientifiques qui a réalisé les travaux a sélectionné des patients issus de la cohorte Trois Cités, afin d’analyser leurs prédispositions génétiques, leur consommation de sucres et le risque d’apparition de démence. Au total, 350 cas de démences liés aux habitudes alimentaires et plus particulièrement à l’apport en charge glycémique capacité de l’aliment à élever la glycémie en fonction de la portion consommée ont été étudiés. Chez les participants ne possédant pas de génotype à risque, l’équipe de recherche n’a décelé aucune association entre la survenue de démences et la consommation des sucres au petit-déjeuner, au déjeuner, à la collation et au dîner. Plus précisément, le génotype à risque correspond à l’allèle E4 du gène APOE, responsable de l’apparition d’Alzheimer. Chez les patients possédant ce gène et habitués à prendre une collation à l’heure du goûter, l’apparition de démence pourrait s’avérer deux à trois fois plus fréquente, pour chaque portion supplémentaire équivalente à la charge glycémique de 30 grammes d’une baguette de pain.

Des pics élevés d’insuline potentiellement en cause

Ce risque a été évalué indépendamment de plusieurs facteurs potentiels de confusion tels que l’apport énergétique quotidien, l’activité physique, la présence de comorbidités ou encore le fait de suivre un régime alimentaire sain. Reste à savoir pourquoi les risques associés à la consommation de sucre chez ces personnes ne se manifestent qu’au moment spécifique de la collation. Les auteurs de la publication envisagent l’hypothèse de l’insulinorésistance, pathologie impliquée dans le diabète de type 2 et favorisée par sa consommation. Les aliments consommés lors du goûter sont souvent pauvres en graisses et en fibres et sont absorbés beaucoup plus rapidement par l’organisme, ce qui déclenche un pic insulinaire dans le sang, suggère l’étude. “Répétés quotidiennement, ces pics pourraient induire à terme une insulino résistance périphérique mais aussi cérébrale dans laquelle le cerveau est moins sensible à l’insuline et moins capable d’utiliser le glucose via le stress oxydatif et l’inflammation, ce qui favoriserait le développement des démences. Ces résultats ouvrent la voie à de nouvelles stratégies de prévention mais doivent être confirmés par d’autres études en population et approfondis par des études expérimentales, afin de mieux comprendre les liens entre la consommation des sucres, l’insulinorésistance et la survenue de démences, conclut la scientifique.

Trop de sucre augmente le risque d’Alzheimer

Plus le niveau d’insuline dans le corps augmente, plus les conditions de la maladie d’Alzheimer semblent meilleures. Ce niveau augmente surtout lorsque de grandes quantités de sucre et d’autres glucides isolés sont consommés. En effet, ce traitement de diabète est une hormone qui est libérée lorsque d’autres glucides pénètrent dans l’organisme. Il est chargé de le transporter dans les cellules du corps et de veiller ainsi à ce que son taux dans le sang reste toujours bien équilibré.

La maladie d’Alzheimer est un diabète de type 3

Dans la maladie d’Alzheimer, il n’y a donc pas seulement un manque insulinaire dans le cerveau semblable au diabète de type 1, mais aussi une résistance à l’insuline dans les cellules de la masse nerveuse dans le crane semblable au celui de type 2. Il n’est pas étonnant que l’on parle souvent de risque diabétique de type 3 et que ses premiers symptômes soient favorisés non seulement par l’apport de ce traitement de cette maladie, elle l’atteint par un spray nasal, mais aussi par des médicaments qui peuvent rendre les cellules à nouveau plus sensibles à ce traitement, c’est-à-dire affaiblir sa résistance. Deux questions se posent à présent : Quelle est la cause de la carence en ce traitement dans le cerveau ? Et d’où viennent ces dépôts qui, apparemment, semblent toujours être la cause de tous les maux ? Il n’y a qu’une seule réponse à ces deux questions : la carence en insuline dans cet organe et les dépôts ont, on le suppose une seule et même cause : un taux de ce traitement diabétique élevé dans le reste du corps.