Qu’est ce que la tomographie informatisée?

Le scanner génère des images très détaillées et est largement utilisé pour identifier les nodules et les tumeurs.

La tomographie assistée par ordinateur (CT) est un examen diagnostique non invasif qui, grâce aux images générées par les radiations et produites par ordinateur, permet de visualiser les organes, les structures et les tissus de manière beaucoup plus détaillée qu’une radiographie ordinaire.

À quoi sert la tomographie ?

L’une des utilisations les plus fréquentes est l’identification des tumeurs, car le détail des images permet de détecter des nodules, même très petits.

La tomographie peut se concentrer spécifiquement sur la partie du corps qui doit être examinée, comme le cerveau, les os, le foie, le pancréas, les reins, l’utérus, les ovaires, les voies biliaires, les poumons et la plèvre (membrane recouvrant les poumons).

Il aide également à détecter des problèmes graves tels que les accidents vasculaires cérébraux, les anévrismes, les embolies pulmonaires, les oedèmes cérébraux, les épanchements pleuraux, péritonéaux ou cardiaques, en plus d’être utilisé en cas de traumatisme, et peut identifier les blessures, les fractures ou les saignements.

Quand et qui doit passer le scanner ?

Le scanner n’est pas un examen de routine. Il est demandé au cas par cas, en fonction des antécédents et des besoins de chaque patient, si le médecin identifie des signes d’une quelconque pathologie qui pourrait être détectée par l’examen.

La tomographie est un examen qui utilise des radiations (à une dose plus élevée que les rayons X), elle est donc contre-indiquée pour les femmes enceintes. En cas d’utilisation d’un produit de contraste (une substance qui peut être nécessaire pour permettre une meilleure vision des tissus), il est également contre-indiqué pour les personnes allergiques à l’iode.

Comment se préparer à la tomographie ?

La préparation varie en fonction du type et de la région à examiner. Lorsque l’utilisation d’un produit de contraste est nécessaire, le patient doit être à jeun avant l’examen, généralement pendant 8 heures. Dans certains cas, notamment lorsque la zone examinée appartient au système digestif, l’utilisation de médicaments laxatifs peut également être indiquée.

Le patient ne doit porter aucun bijou ou accessoire en métal pendant l’examen, ni porter de vêtements avec des boutons ou des fermetures éclair. Normalement, l’hôpital ou le laboratoire met à la disposition du patient un tablier qu’il peut changer au moment de la tomodensitométrie.

Comment se déroule l’examen tomographique ?

Le patient doit s’allonger sur le brancard de l’équipement, qui glisse pendant qu’un scanner à fil autour de lui capture les images de la région demandée. Le patient doit rester immobile pendant toute la durée de l’intervention, afin que les images ressortent clairement. Dans certains cas, elle est demandée jusqu’à ce que le patient retienne son souffle pendant l’obtention des images.

La tomographie ne provoque aucune douleur et, en général, ne provoque pas de gêne chez les personnes claustrophobes, car le scanner n’est pas étroit comme celui de la résonance magnétique.

La durée de l’examen dépend de la zone examinée, mais elle n’est généralement pas très longue. Cela prend généralement entre 5 et 30 minutes.

Comment le poste de tomographie est-il ?

Dans la plupart des cas, il n’y a pas de soins spécifiques et le patient peut reprendre ses activités normales. Certaines personnes peuvent avoir des réactions après avoir ingéré le produit de contraste, notamment des nausées et des démangeaisons, mais ces réactions sont généralement légères et disparaissent rapidement.

Les femmes qui allaitent doivent attendre 8 heures après avoir ingéré le produit de contraste pour allaiter à nouveau.

L’avez-vous en SUS ?

Oui, l’examen tomographique est fourni par le système unique de santé (SUS) comme indiqué.

La tomographie par absorption de rayons X est une technique non destructive qui permet la reconstruction d’images « en coupe » d’un objet à trois dimensions.

Son principe repose sur l’analyse multidirectionnelle de l’interaction d’un faisceau de rayons X avec la matière, par enregistrement avec des détecteurs du rayonnement transmis après traversée d’un objet.

Les données acquises lors de la prise de mesure (dont la durée varie d’une fraction de seconde à quelques heures selon l’installation) sont collectées suivant des orientations multiples dont le nombre et le pas sont fonction du type d’appareil et de la finesse de résolution.

À l’aide de ces données, une image numérique est calculée et reconstruite mathématiquement en niveaux de gris ou de couleurs dont chacun traduit point par point le coefficient d’atténuation local du faisceau incident. Celui-ci, après calibration et étalonnage, peut être traduit en échelle de densité.

La tomographie à rayons X permet donc d’accéder au cœur de la matière pour en apprécier les variations d’absorptions radiologiques et les différences de composition.

Elle permet également de localiser très finement toute hétérogénéité, singularité, vide ou inclusion présents dans un objet, ainsi que de vérifier l’assemblage et le positionnement des ensembles mécaniques complexes.

Enfin, lorsque les temps d’acquisition sont compatibles avec les vitesses de certains phénomènes physiques, la tomographie peut conduire à des mesures dynamiques pour suivre, par exemple, l’évolution d’un matériau soumis à des contraintes.

Développée pour le domaine médical, cette technique prometteuse a adapté ses paramètres au domaine industriel dont tous les secteurs peuvent bénéficier des possibilités, que ce soit en aéronautique, dans le secteur automobile, en fonderie, dans l’industrie minière ou pétrolière ou le secteur agroalimentaire.

La tomographie à rayons X est utilisée aussi bien en production, en phase de prototypage ou lors de la mise au point des procédés de fabrication.

Cet article présente les principes mathématiques et physiques qui participent à la technique tomographique. L’auteur insiste sur les paramètres importants pour l’acquisition d’une image de qualité et souligne les écueils à éviter, ainsi que les solutions à mettre en œuvre pour éviter les artefacts nuisibles sur la reconstruction, causes de diagnostics erronés en contrôle non destructif. Il présente aussi les raisons du développement indéniable de cette technique, qui, pour des contingences économiques de moindre coût, analyse précisément les défauts présents au sein de la matière et leur évolution possible pour les rendre acceptables dans de nombreux cas, faisant passer la technique d’une stratégie industrielle « zéro défaut » à une stratégie de « défaut admissible ». Enfin, grâce aux progrès réalisés sur les détecteurs et les calculateurs, la tomographie a trouvé un champ d’expérimentation nouveau dans les haute et très haute résolutions, ainsi que dans le domaine de la reconstruction tridimensionnelle.

Maladie d’Alzheimer : les avantages de la tomographie par émission de positrons
Dans une récente étude, des chercheurs préconisent le TEP Scan comme examen de diagnostic pour la maladie d’Alzheimer. Ce dernier serait plus efficace et fiable que les autres méthodes d’imagerie médicale utilisées chez les patients atteints de démence.

Même s’il n’existe, pour l’heure, aucun traitement curatif contre la maladie d’Alzheimer, il est essentiel de pouvoir poser rapidement un diagnostic pour mettre en place une prise en charge adaptée. Après une consultation chez un généraliste qui décide d’orienter la personne vers une consultation spécialisée, le diagnostic est réalisé de manière pluridisciplinaire. Il peut se composer d’un examen neurologique, d’une analyse du liquide céphalo-rachidien (LCR) et d’examens d’imagerie cérébrale.

Dans ce cadre, les techniques les plus couramment utilisées sont l’IRM (imagerie par résonance magnétique) et le scanner pour observer des anomalies cérébrales associées à la maladie. Plus précisément, l’IRM permet de regarder l’aspect des structures cérébrales, afin de “mettre en évidence des atrophies de certaines zones du cerveau mais aussi pour s’assurer qu’il n’existait pas d’autres pathologies (AVC, tumeurs)”, explique l’association France Alzheimer.

Mais comme celle-ci le précise, “les techniques d’imagerie cérébrale ne permettent pas encore d’observer les lésions cérébrales, microscopiques que l’on ne pourra observer qu’en faisant une biopsie l’autopsie post mortem.” C’est pourquoi des chercheurs de l’Imperial College London recommandent d’utiliser une autre technique d’examen, la tomographie par émission de positons (TEP).

Un examen pour visualiser les protéines bêta-amyloïdes
Cette méthode récente d’imagerie médicale permet de mesurer en trois dimensions une activité métabolique ou moléculaire d’un organe à l’aide d’un produit radioactif injecté au préalable. Elle est notamment utilisée pour diagnostiquer des cancers mais aussi en cardiologie, neurologie et psychiatrie. Mais pour les chercheurs, cette technique est encore trop peu appliquée auprès des personnes qui souffrent de démence.

Dans leur étude publiée dans le Journal of Neurology, Neurochirurgie and Psychiatry, ils ont ainsi voulu démontrer son efficacité sur des patients atteints de démence. Ce type de scanner est utilisé pour visualiser des tumeurs et caillots sanguins, mais les scientifiques sont parvenus à l’adapter pour qu’il puisse montrer l’accumulation dans le cerveau de protéines appelées bêta-amyloïdes, une caractéristique de la maladie d’Alzheimer, la forme la plus commune de démence.

Ils ont pour cela utilisé un traceur radioactif conçu pour “coller” cette protéine afin de donner aux médecins une confirmation visuelle. Cette technique de TEP modifiée, qu’ils ont appelé “Amyloid-PET imaging”, a été utilisée auprès de 100 patients atteints de démence qui ont reçu ou non un diagnostic de maladie d’Alzheimer. Ils ont découvert qu’elle avait un impact significatif sur la façon dont les patients étaient pris en charge car elle permettait de rectifier un diagnostic erroné d’Alzheimer.

Une méthode efficace pour confirmer un pré-diagnostic
A l’inverse, elle a confirmé la maladie chez des personnes qui n’avaient pas reçu ce diagnostic parce que leurs caractéristiques cliniques ne correspondaient pas. Plus précisément, les résultats ont montré la présence d’une accumulation de protéines bêta-amyloïdes dans 49 cas et entraîné un changement de diagnostic d’Alzheimer chez 30 patients. Car ces derniers, à l’inverse, ne présentaient pas d’accumulation de cette protéine: ce qui signifie qu’ils pouvaient avoir une autre forme de démence ou un autre problème neurologique.

Cette approche serait particulièrement recommandée pour les patients les plus jeunes avec une démence précoce présumée, et dont les caractéristiques cliniques peuvent ne pas être aussi typiques que chez les patients âgés atteints de la maladie. “De plus, son utilisation a permis de réduire la nécessité d’autres évaluations cliniques plus invasives, comme l’analyse du liquide céphalo-rachidien prélevé dans la colonne vertébrale.”, expliquent les chercheurs.

L’auteur principal de l’étude, Paresh Malhotra, ajoute: “notre étude est la première démonstration de la façon dont cet outil peut être utilisé à cette échelle chez les patients hospitalisés.” Mais son coût élevé et sa disponibilité limitée rendent irréaliste la possibilité d’en faire un examen standard dès les premiers soupçons de maladie. Ils préconisent ainsi de limiter son recours aux patients dont les médecins ont vraiment besoin de clarifier leur diagnostic, de s’assurer que le bon traitement est administré et pour réduire le nombre de tests de suivi.

La tomographie à rayons X est une technologie de contrôle non destructif rendant possible l’analyse de pièces de géométries complexes ainsi que des cartes ou composants électroniques.
Elle autorise la reconstruction d’un objet et de son contenu en 3D et la distinction des différents matériaux qui le composent.
Ses performances dépendent notamment de la densité des matériaux et de l’épaisseur de la pièce à analyser.
Outre la détection de défauts internes, cette technique réalise aujourd’hui des mesures dimensionnelles.
Au fil des ans, les progrès des ressources informatiques ont permis de réduire sensiblement les temps de traitement qui peuvent la rendre compatible, dans certaines circonstances, à une exploitation en production.
Sébastien Brzuchacz , coordinateur Métier Tomographie au Cetim, expose les atouts de cette technologie d’analyse et ses principales évolutions.

L’exposition aux rayons X plus dangereuse que ce qu’on pensait.
Le risque de cancer provoqué par les rayonnements ionisants est donc plus élevé que ce qui était admis jusqu’ici.

L’exposition aux rayons X lors d’examens médicaux est plus néfaste pour la santé que ce qui était communément admis, prévient mercredi l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) dans un communiqué. L’organisme s’appuie sur une étude du professeur Hubert Thierens (Universiteit Gent), qui montre que même une faible dose de rayonnements ionisants altère l’ADN et peut provoquer des cancers. Le professeur Thierens a mené une enquête sur 100 enfants en collaboration avec cinq hôpitaux flamands. En effectuant des prises de sang avant et après un scanner CT (Computed Tomography), il s’est attaché à visualiser et quantifier les cassures double brin de l’ADN. Ces cassures sont en effet à l’origine de mutations et, dans une phase ultérieure, de cancers.

Des effets statistiquement significatifs ont été observés chez tous les participants à l’étude. Ces effets augmentent chez les jeunes enfants et en fonction de la dose de rayonnements ionisants. L’étude montre cependant que les dommages n’évoluent pas proportionnellement à l’exposition aux radiations. “Nous aurions pu nous attendre à ce qu’une réduction par 10 des doses de rayonnements entraîne une réduction similaire des dommages. Mais ce n’est pas le cas; les dommages restent plus élevés”, explique Hubert Thierens. Il souligne aussi que les tissus réagissent aux rayons X, et pas uniquement les cellules.

Le risque de cancer provoqué par les rayonnements ionisants est donc plus élevé que ce qui était admis jusqu’ici. “L’ADN est endommagé même par une faible dose de radiation”, insiste le chercheur. Le lien entre les cassures de l’ADN et l’apparition de cancers doit faire l’objet d’une nouvelle recherche. Mais, d’après une étude internationale récente, les rayonnements ionisants multiplient les risques de leucémie.

L’AFCN plaide depuis plusieurs années pour une utilisation modérée de l’imagerie médicale. Si des efforts restent à accomplir, l’agence se réjouit tout de même de constater une baisse des rayons X délivrés lors des examens radiologiques. Ces résultats sont dus à l’optimisation des procédures et au recours à des scanners plus récents, indique-t-elle.

Sur une moyenne de 5,51 mSv/an d’exposition aux rayonnements ionisants, 48% découlent des applications médicales. La part de l’imagerie médicale dans l’exposition aux rayonnement ionisants se limitait encore à 25% en 1995.

La tomographie assistée par ordinateur utilise des rayons x pour créer un modèle en trois dimensions. Comment fonctionne-t-elle ? Quels sont les avantages de la tomographie industrielle ? A3DM Magazines’est penché sur le sujet.

Il y a une vingtaine d’années, la lumière n’était que peu utilisée pour la métrologie et peu de personnes y croyaient. Quelques années plus tard, on trouve pourtant des systèmes de scanner à lumière blanche dans toutes les entreprises, jusque dans les ateliers de fabrication ; il s’agit d’une technologie régie par des normes, et dont les possibilités ne sont plus remises en cause. Ses avantages sont importants et son faible nombre d’inconvénients en ont fait une technologie de pointe. Les plus grandes entreprises mondiales vendent chaque année des milliers de scanners de qualité métrologique, et cette technologie s’est même fait une place chez les consommateurs.

Aujourd’hui, la tomographie industrielle assistée par ordinateur suscite l’attention de nombreuses sociétés. Alors, de quoi s’agit-il ? Comment cela fonctionne-t-il et quels en sont les avantages ?

Comment la tomographie fonctionne-t-elle ?
La tomographie assistée par ordinateur (CT) utilise une source de rayons X et l’absorption des matériaux pour créer un modèle du produit en trois dimensions à partir d’une série d’images de projection. Jusque-là, il n’existe pas de différence majeure avec la tomographie médicale, à part le fait que l’échantillon est en mouvement, quand la solution médicale nécessite de déplacer la source de rayons X et le détecteur.